Loutopia est portée par un archipel de structure. Le lieu, les bâtiments et les activités sont gérés comme un bien commun, sans spéculation, au service du projet et du territoire.
Autour de la coopérative, d'autres structures portent des activités spécifiques. Chacune a son rôle, ses responsabilités et son équilibre propre.
En assemblée générale, les voix sont réparties entre quatre collèges. Les habitant·es, qui vivent le projet au quotidien, gardent une place centrale, sans fermer la porte à celles et ceux qui le soutiennent.
Les personnes qui vivent sur le lieu ou qui ont vocation à y habiter.
Les personnes à l'origine du projet, garantes de son intention.
Investisseur·euses citoyen·nes, bénéficiaires et ami·es du projet.
Partenaires privés et publics, producteurs et productrices.
Au quotidien, nous nous organisons en groupes de travail et prenons nos décisions par consentement, en nous inspirant de la sociocratie. Le conseil d'administration réunit des habitant·es et un membre du collège des soutiens.
Nous avons choisi la SCIC parce qu'elle permet de réunir dans une même entreprise toutes les personnes qui font exister le projet : les habitant·es, mais aussi les personnes qui nous soutiennent, nos partenaires et les acteurs du territoire.
C'est la coopérative qui achète et entretient le lieu, porte les travaux et développe les activités. Les habitant·es n'y achètent pas de logement : ils et elles en sont les usager·es et les associé·es.


Une même personne peut tenir plusieurs de ces rôles, mais aucun ne donne automatiquement accès aux autres. Investir beaucoup ne donne ni le droit d'habiter, ni plus de pouvoir dans le collectif.
Inspiré notamment de l'expérience de la communauté Twin Oaks et développé par Audrey, ce modèle propose une autre manière de penser le travail, la valeur et la contribution au collectif.
Le collectif choisit les activités qui sont reconnues comme utiles à la vie du lieu, toutes considérées à égalité. Ainsi, une heure de comptabilité, de ménage, de cuisine, d'accueil, de production alimentaire, d'animation ou de formation ont la même valeur.
Ce système permet de reconnaître la valeur de nombreuses tâches essentielles souvent invisibilisées dans notre société, comme le soin, l'organisation ou l'entretien du lieu.
Chaque membre peut choisir d'exercer une activité à l'extérieur et/ou de contribuer aux activités développées sur place. Chacun·e compose ainsi sa semaine en alternant différents types de contributions : tâches domestiques, activités économiques, travaux manuels, activités intellectuelles ou relationnelles.
Chacun·e peut tour à tour être expert·e dans un domaine et apprenti·e dans un autre.
Ce modèle vise moins l'efficacité maximale que la robustesse du système, au sens où l'entend le biologiste Olivier Hamant : un système vivant capable de s'adapter, de se diversifier et de durer.
Le partage de revenus gradué permet d'explorer concrètement une autre manière de travailler et de faire société, plus égalitaire, plus souple, et vise une abondance collective rarement atteinte en écolieux.
Le modèle a été étudié avec la Coopérative Oasis sur ses dimensions juridiques, fiscales et sociales. Il sera expérimenté et ajusté avec le temps.

L'achat du lieu et sa rénovation, menée par étapes, reposent d'abord sur l'engagement des habitant·es et de leurs soutiens. Le financement bancaire et les aides viennent compléter ce socle, pas le remplacer.
Les éventuels excédents servent à entretenir le lieu, à consolider les réserves et à financer les étapes suivantes.
Apports progressifs en parts sociales et en comptes courants d'associé·es.
Des campagnes de levée de fonds pour élargir le cercle des associé·es.
Un financement complémentaire pour l'acquisition et les travaux.
Pour soutenir la rénovation et les projets d'intérêt collectif.
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