Modèle juridique

Loutopia est portée par un archipel de structure. Le lieu, les bâtiments et les activités sont gérés comme un bien commun, sans spéculation, au service du projet et du territoire.

Un archipel de structures

Chaque activité dans le bon cadre

Autour de la coopérative, d'autres structures portent des activités spécifiques. Chacune a son rôle, ses responsabilités et son équilibre propre.

Le cœur

SCIC Loutopia

  • Propriétaire du foncier et des bâtiments
  • Porte les investissements, les emprunts et les travaux
  • Organise l'habitat et les services partagés (logement, alimentation...)
  • Porte les activités économiques du lieu
La ferme

SCEA agricole

  • Exploite les terres mises à disposition par la coopérative
  • Bail rural de neuf ans renouvelable
  • En cours de création, démarrage prévu en 2027
Le lien

Loutopiasso

  • Association loi 1901, associée de la SCIC
  • Culture, éducation, chantiers participatifs
  • Échanges avec le territoire et partage de nos apprentissages
Schéma du montage juridique : la SCIC Loutopia au centre, reliée aux habitant·es, à l'association Loutopiasso, à la SCEA agricole, aux investisseur·euses, à la banque, aux financeurs publics et aux réseaux partenaires
Le montage juridique de Loutopia : la SCIC au centre, et les liens qui l'unissent aux habitant·es, à ses partenaires et à ses financeurs.
Gouvernance

Quatre collèges pour décider ensemble

En assemblée générale, les voix sont réparties entre quatre collèges. Les habitant·es, qui vivent le projet au quotidien, gardent une place centrale, sans fermer la porte à celles et ceux qui le soutiennent.

50 %

Habitant·es

Les personnes qui vivent sur le lieu ou qui ont vocation à y habiter.

20 %

Fondataires

Les personnes à l'origine du projet, garantes de son intention.

20 %

Soutiens

Investisseur·euses citoyen·nes, bénéficiaires et ami·es du projet.

10 %

Partenaires

Partenaires privés et publics, producteurs et productrices.

Au quotidien, nous nous organisons en groupes de travail et prenons nos décisions par consentement, en nous inspirant de la sociocratie. Le conseil d'administration réunit des habitant·es et un membre du collège des soutiens.

Notre structure
SCIC
Société Coopérative d'Intérêt Collectif

Nous avons choisi la SCIC parce qu'elle permet de réunir dans une même entreprise toutes les personnes qui font exister le projet : les habitant·es, mais aussi les personnes qui nous soutiennent, nos partenaires et les acteurs du territoire.

C'est la coopérative qui achète et entretient le lieu, porte les travaux et développe les activités. Les habitant·es n'y achètent pas de logement : ils et elles en sont les usager·es et les associé·es.

SCIC SAS à capital variable Statuts signés en mai 2026 Immatriculée en juin 2026
Le collectif Loutopia réuni dans un pré
Une personne, une voixLe pouvoir de décision ne dépend pas du montant investi. Chaque associé·e dispose d'une voix au sein de son collège.
Pas de dividendesLes résultats ne sont pas distribués. Ils sont réinvestis dans le lieu et placés en réserves impartageables.
Un patrimoine hors spéculationLes parts sociales sont remboursées à leur valeur nominale. Le lieu ne peut pas être revendu avec une plus-value au profit de quelques-un·es.
Un commun protégé dans la duréeEn cas de dissolution, ce qui reste est transmis à une structure de l'économie sociale et solidaire, et non partagé entre les associé·es.
Les pieds des membres du collectif réunis en cercle
Des engagements bien distincts

Habiter, travailler, investir

Une même personne peut tenir plusieurs de ces rôles, mais aucun ne donne automatiquement accès aux autres. Investir beaucoup ne donne ni le droit d'habiter, ni plus de pouvoir dans le collectif.

1
Habiter
Chaque habitant·e devient associé·e de la coopérative (10 parts sociales de 100 €) et verse une redevance pour son logement et les services partagés.
2
Travailler
Les activités du lieu seront progressivement portées par des contrats de travail, distincts des tâches du quotidien partagées et du bénévolat librement choisi.
3
Investir
Toute personne qui soutient le projet peut entrer au capital dès une part de 100 € et rejoindre le collège des soutiens.
Au cœur du projet, une innovation

Le partage de revenus gradué

1h = 1h

Inspiré notamment de l'expérience de la communauté Twin Oaks et développé par Audrey, ce modèle propose une autre manière de penser le travail, la valeur et la contribution au collectif.

Toutes les heures se valent

Le collectif choisit les activités qui sont reconnues comme utiles à la vie du lieu, toutes considérées à égalité. Ainsi, une heure de comptabilité, de ménage, de cuisine, d'accueil, de production alimentaire, d'animation ou de formation ont la même valeur.

ComptabilitéMénageCuisineAccueilProduction alimentaireAnimationFormationSoinEntretien du lieu

Ce système permet de reconnaître la valeur de nombreuses tâches essentielles souvent invisibilisées dans notre société, comme le soin, l'organisation ou l'entretien du lieu.

Chacun·e compose sa semaine

Chaque membre peut choisir d'exercer une activité à l'extérieur et/ou de contribuer aux activités développées sur place. Chacun·e compose ainsi sa semaine en alternant différents types de contributions : tâches domestiques, activités économiques, travaux manuels, activités intellectuelles ou relationnelles.

Chacun·e peut tour à tour être expert·e dans un domaine et apprenti·e dans un autre.

Schéma du partage de revenus gradué : plus le temps de travail hebdomadaire sur le lieu augmente, plus la personne passe d'une redevance à payer à une rémunération
Plus une personne consacre d'heures par semaine aux activités du lieu, plus sa situation glisse d'une redevance à verser vers une rémunération. Les personnes qui travaillent surtout à l'extérieur contribuent davantage financièrement, celles qui s'investissent pleinement sur place sont rémunérées, et entre les deux, chacun·e trouve son point d'équilibre. Schéma de principe conçu par Audrey et Ludovic Gicquel pour « La communauté Loutopia ». Les montants et seuils sont indicatifs et seront ajustés à la réalité du lieu.

Ce modèle vise moins l'efficacité maximale que la robustesse du système, au sens où l'entend le biologiste Olivier Hamant : un système vivant capable de s'adapter, de se diversifier et de durer.

Le partage de revenus gradué permet d'explorer concrètement une autre manière de travailler et de faire société, plus égalitaire, plus souple, et vise une abondance collective rarement atteinte en écolieux.

Le modèle a été étudié avec la Coopérative Oasis sur ses dimensions juridiques, fiscales et sociales. Il sera expérimenté et ajusté avec le temps.

Repas partagé autour d'une grande table
Le financement

Un socle citoyen avant tout

L'achat du lieu et sa rénovation, menée par étapes, reposent d'abord sur l'engagement des habitant·es et de leurs soutiens. Le financement bancaire et les aides viennent compléter ce socle, pas le remplacer.

Les éventuels excédents servent à entretenir le lieu, à consolider les réserves et à financer les étapes suivantes.

01

Les habitant·es

Apports progressifs en parts sociales et en comptes courants d'associé·es.

02

L'épargne citoyenne

Des campagnes de levée de fonds pour élargir le cercle des associé·es.

03

Un prêt bancaire

Un financement complémentaire pour l'acquisition et les travaux.

04

Dons et aides

Pour soutenir la rénovation et les projets d'intérêt collectif.

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